Good_bye_Lenin

"La poésie, l'humour, la tendresse et le sujet lui-même sont sans doute les raisons du succès de Good bye Lenin! aussi bien auprès de son public national qu'en dehors des frontières allemandes. L'histoire de l'ex-URSS et la chute du mur de Berlin restent des évènements récents qui ont marqué plusieurs générations. Un tel film se fait l'écho de leur vécu ou de leur ressenti et boulverse par sa justesse même s'il s'agit du traitement d'un cas individuel parmi tant d'autres, d'une famille parmi des millions d'autres. Les Ossi comme les Wessi s'y sont retrouvés.
Il a eu pour conséquence de susciter la curiosité aussi bien des publics que des professionnels. Il a provoqué un effet d'entraînement donnant la possibilité à d'autres jeunes cinéastes allemands de produire des films et donnant envie aux spectateurs européens de savoir ce qui pouvait bien se passer du côté du cinéma allemand. Good bye Lenin!  n'est peut-être pas représentatif d'un courant artistique ou esthétique mais il fut l'instigateur d'un regain d'intérêt pour un pays dont la cinématographie battait dangereusement de l'aile."
objectif-cinéma.com - Sophie Haubois

"Pas le choix! (...) Vous DEVEZ regarder (ou revoir) cet excellent film de Wolfgang Becker dont l'originalité de scénario vaut à elle seule le détour et qui fit un tabac à sa sortie en 2003. On sourit de bout en bout devant les trouvailles de ce fils qui fait tout pour cacher à sa mère, qui vient de sortir du coma, que le Mur est tombé pendant qu'elle dormait. Faux journaux télévisés, anciens produits alimentaires remis en service, vieux vêtements sortis des placards, on s'amuse de ce jeu de dupe où le mensonge est dans les deux camps. Les acteurs inconnus du grand public, sont tous épatants, y compris les petits rôles. Un film sans grand moyen qui nous réconcilie avec le cinéma allemand qu'on imaginait tellement austère. L'ironie est ici tamisée de gravité et de tendresse. Elle est aussi révélatrice des désillusions qui ont suivi la réunification allemande. Alors oui, la ficelle du scénario est tirée jusqu'au bout de la pelote, mais on l'oublie, et on fonce. En Trabant bien sûr.
lefigaro.fr - Jean-Michel Maire

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"Good bye Lenin!"

Réalisateur : Wolfgang Becker