Kirschblueten

"Pour percevoir toute la beauté de ce film, il faut y entrer avec humilité et curiosité, comme on décide de faire un long voyage. Confrontés à la maladie, Rudi et Trudi rendent visitent à leur enfants à Berlin. La mort frappant plus tôt que prévu, , Rudi, dans un ultime hommage à son épouse, part au Japon, pays qu'elle adorait. "Cherry Blossoms" est une splendide kistoire d'amour qu'un dialogue intérieur nourrit avec délicatesse. Etre habité par l'être disparu jusqu'à porter ses vêtements - Rudi déambule dans Tokyo avec la robe de sa femme -, se rendre au Mont Fuji ou apprendre d'une SDF les rudiments du buto... . La caméra de l'Allemande Doris Dörrie ne tombe jamais dans le pathos. Ses plans fixes de cerisier en fleur compose une merveille digne de Hokusai."
Elle - Coup de Coeur de la semaine

"Un succès dû à la finesse de son interprète, Elmar Wepper, tout en retenue et en sagesse contrôlée. Une belle réussite."
Studio

" "Cherry Blossoms" est une histoire d'une rare subtilité servie par un couple d'acteurs fantastiques. L'image fixe, telle une carte postale, installe une langueur qui sied au film. Elle permet de rentrer doucement dans cette romance magnifique tournée à la manière d'un conte traditionnel japonais d'Ozu. L'acceptation de l'autre, l'amour, le deuil sont autant de thèmes qui font la richesse de "Cherry Blossoms" parce qu'ils sont traités poétiquement, par touches, comme une peinture d'Hokusai. dans ce drame familial sur les relations inter- et intra-générationnelles - où le conformisme de chacun étouffe les libertés et les envies des autres - la floraison fugace des fleurs de cerisiers évoque l'éphémérité de la vie, de l'amour ainsi que l'épanouissement de l'être. C'est le sens de la quête de Rudi : faire l'apprentissage de l'amour sans en étouffer l'objet. Une passion poignante et légère rythmée par le butoh (la danse des ténèbres) dont le final n'est autre que l'aboutissement évident de sa recherche."
Evene - Coup de Coeur de la semaine

"Voici un film qu vous cueille doucement, presque par surprise, et vous entraîne sur le chemin d'une merveilleuse poésie dont la trace s'imprime durablement, aussi fortement que les accents nippons de la bande-son imprègnent l'esprit du spectateur. Qu'il serait dommage que le public français ne cueille pas cette petite merveille de cinéma, précieuse et éphémère comme les fleurs de cerisiers japonais dont elle fait le décor hautement symbolique de sa partie finale. Venu d'Allemagne, comme son nom ne l'indique pas, "Cherry Blossoms" tisse la métamorphose de l'éclosion de la vie , instant de beauté absolue sans cesse menacé par la fragilité même de l'existence. Cette éclosion de la vie, dont ce conte admirablement filmé chante la nécessité, est d'abord une naissance à soi-même doublement empêchée par la force de la routine et la puissance de l'auto-dénigrement."
La Croix - Bruno Bouvet

"On aspire parfois à plus d'humanité et d'empathie, et pas seulement dans le cadre d'un festival (Berlinale 2008) qui diffuse de nombreux films durs et pessimistes en provenance du monde entier. En l'occurrence, on peut toujours faire confiance à Doris Dörrie et au regard bienveillant qu'elle porte sur l'humanité, et bien que son nouveau film aborde le douloureux problème de la mort, de la séparation et des occasions manquées, il s'agit d'une histoire à la fois joyeuse et mélancolique, qui se prête magnifiquement aux larmes, mais avec un sentiment de bien-être et de sérénité. Une histoire à ce point sentimentale aurait pu finir en navet mélodramatique, mais Doris Dörrie parvient à maintenir l'équilibre entre compassion et distanciation envers les personnages, dont les contradictions et les touchantes faiblesses éveillent systématiquement en nous le besoin de les prendre dans les bras."
Arte.tv - Thomas Neuhauser

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   "Kirschblüten - Hanami" "Cherrys Blossoms"

Réalisatrice : Doris Dörrie