Poster Emmas Glueck

« Emmas Glück » « Le bonheur d'Emma »

Réalisateur : Sven Taddicken



"... Mais on insistera sur l'émouvante tendresse de ce film où on rit souvent avant de pleurer. Le scénario est impossible, certes... Mais il y a ici tant de joie de vivre, d'humour, de chaleur humaine, de gravité camouflée sous une dérision légère que l'on est, d'emblée, embarqué, et que l'on sort presque joyeux. Grand prix à Valenciennes, « Le Bonheur d'Emma » nous apprend la générosité. Magnifique, Jördis Triebel, comédienne de théâtre a, pour ce rôle, glané une moisson de prix. Elle les mérite."
Les Echos

" (Le bonheur d'Emma)... En lui décernant le grand prix de la ville de Valenciennes et en dotant sa vedette du prix d'interprétation féminine, le jury salue le caractère universel, les audaces scénaristiques, la singularité de ton – sa nature charnelle et rustique – d'une oeuvre lumineuse osant aborder le thème de l'euthanasie avec une bouleversante franchise. Il est signé Sven Taddiken, réalisateur de 32 ans d'âge qui, déjà en 2002, s'en repartit de là avec le trophée suprême collé à son premier long métrage, "Mon frère le vampire". De Jördis Triebel, la lauréate d'hier, affirmons qu'il eut été indécent de ne pas la récompenser. "

La voix du nord

Adapté d'un roman de Claudia Schreiber, « Le Bonheur d'Emma » est un film superbe, solaire et prenant, qui vous touche, vous remue, vous bouleverse et vous donne, au final, envie de vivre vous aussi, à fond et jusqu'au bout, comme Max.
Sven Taddicken filme avec la même sensualité qu'Emma : simple et belle. Et puis il y a Jördis Triebel : elle est… elle EST Emma, magnifique, intense, magique.

La dépèche du Midi

Il ne faut surtout pas "... occulter le nœud du film, l'apprivoisement mutuel de deux êtres que tout oppose et que l'adversité va réunir, et la performance sensationnelle de Jördis Triebel dans le rôle titre. Sa présence magnétique, son implication sans réserve dans ce rôle brut de décoffrage valent à elles seules le déplacement tant la comédienne, lumineuse, parvient à diffuser une fascination durable pour Emma (malgré le tiercé « cheveux gras / robe de grand-mère / ongles crasseux » pas vraiment glamour) Rien ne vient la salir, pas même le sang giclant d'une artère jugulaire...
C'est par sa puissante quiétude qu'elle achève de faire basculer Le Bonheur d'Emma dans la catégorie révélation, celle que l'on n'attendait pas, celle qui vous réconcilie momentanément avec le « film de femmes », paravent trop souvent usité pour dissimuler des histoires d'une crétinerie sans fond. Merci.

ecranlarge.com - Julien Foussereau


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