Il
faut un certain temps pour que la douleur, les images violentes et les
diverses impressions se calment en nous. Il est indéniable
que ce film
à la mise en scène spectaculaire est
très éloigné des films que
visionne le mangeur de popcorn traditionnel. Il dérangera
sûrement
quelques spectateurs. Mais celui qui se sera un peu informé
au
préalable saura profiter pleinement de ce drame saisissant
et
authentique qui, à son échelle, contribura
à ce que les tragiques
évènements des années 70 ne tombent
pas dans l'oubli. Il faudra
vérifier par la suite si le mythe de la RAF n'aura pas
été détruit
définitivement. Mais le choix du réalisateur de
ne pas glorifier les
membres de la RAF contribura peut-être à la
disparition du mythe."
Filmstarts.de
Christian Roman
"Tel un puzzle, le film
développe une spirale de la violence : à la suite
de la
mort de l'étudiant Benno Ohnesorg lors de l'intervention de
la
police durant les manifestations organanisées
pour la venue
du schah à Berlin, le groupe d'Andreas Baader
réagit en
commettant des attentats contre des magasins ; l'assassinat du meneur
étudiant Rudi Dutschke par un "ennemi acharné du
communisme" provoque une première libération de
prisonniers par la Rote Armee Fraktion. Au centre du film
La bande à Baader il
y a la question de savoir si l'indignation provoquée par la
mort
de quelqu'un peut déboucher sur la terreur impitoyable. La
journaliste Ulrike Meinhof, Andreas Baader et son amie Gudrun Ensslin
font partie de la génération de
l'après-guerre qui
s'est politisée durant les évènement
de mai 68,
mais les mobiles profonds restent malgré tout obscurs et peu
compréhensibles si on ne connaît pas
l'arrière plan
historique."
Kinofenster.de
Susanne Gupta