"Le film
"Am Ende kommen die Touristen"
raconte la difficile normalité d'une ville entre
présent
et passé. Que Oswiecim ne soit pas uniquement un ancien camp
de
concentration mais aussi une petitte ville polonaise normale, dans
laquelle des hommes travaillent, font des achats, pratiquent un sport
ou vont au cinéma, beaucoup de visiteurs du camp l'ignorent.
En
Pologne, Sven est au fond sans cesse débordé. Il
est
confronté aux ressentiments de la population
vis-à-vis
des Allemands ("Demande lui donc si son père a
déjà travaillé ici?"), à
cette langue
étrangère, le polonais, au vieil homme diffiicle.
Krzeminski n'est pas un gentil papy, il peut être
méchant,
il se moque du jeune homme et le traite avec rudesse.
Le réalisateur Robert Thalheim sait de quoi il
parle.
Comme Sven, il a fait son service civil au musée
commémoratif d'Auschwitz. Peut-être est-ce pour
cette
raison que son film est si précis, aussi peu
émouvant,
aussi peu spectaculaire, vrai. Il montre les touristes, des groupes,
des classes qui font leur pélérinage sur ce lieu
du
souvenir. Ils sont depuis longtemps gavés de documentation
sur
le Troisième Reich et leurs sensations oscillent entre un
silence respectueux, une fausse consternation et l'ennui. Souvent ils
ne sont même pas réceptifs au
témoignage de
Krzeminski qui en comparaison des mises en scène
hollywoodiennes
n'accroche pas son public. Amer, Krzeminski résume :
"Montrez
leur "
La liste de
Schindler", ça les impressionnera plus!"
Freie Presse.de Martina
Knoben